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Delbrouck et M. Defize à la
Galerie Van Leer avril 1929

SKU DELB-001

This rare exhibition catalogue accompanied the joint presentation of Émilie Delbrouck and Marcel Defize at Galerie Van Leer in Paris from 1 to 15 April 1929. The small publication comprises eight pages and reproduces two works. Its particular significance lies in André Breton’s preface, which places the exhibition directly within the Surrealist context of the period. The conjunction of two Belgian artists, a Parisian avant-garde gallery and Breton as advocate makes the pamphlet more than a passing exhibition document. Breton’s text later acquired a second life when it was reused under the title *Exposition X…, Y…*. The catalogue therefore preserves a tangible trace of the international exchanges surrounding Surrealism at the end of the 1920s. For the bibliophile, this meeting of art, programmatic writing and ephemeral print is especially compelling. The fragile condition of the present copy also emphasizes the inherently vulnerable nature of such exhibition catalogues.

Quantité

Delbrouck et M. Defize à la
Galerie Van Leer avril 1929
1929 | Paris | Galerie Van Leer
Rare et éphémère document d’exposition où se rencontrent deux artistes belges, une galerie parisienne d’avant-garde et André Breton à un moment décisif. La préface de Breton et sa reprise ultérieure confèrent à cette modeste brochure une place durable dans la documentation du surréalisme.

Ce rare catalogue d’exposition accompagnait la présentation commune d’Émilie Delbrouck et de Marcel Defize à la Galerie Van Leer à Paris, du 1er au 15 avril 1929. La petite publication compte huit pages et reproduit deux œuvres. Son importance tient surtout à la préface d’André Breton, qui inscrit directement l’exposition dans le contexte surréaliste de l’époque. La rencontre de deux artistes belges, d’une galerie parisienne d’avant-garde et de Breton comme préfacier fait de cette brochure bien davantage qu’un simple document éphémère. Le texte de Breton connaîtra d’ailleurs une seconde vie lorsqu’il sera repris plus tard sous le titre *Exposition X…, Y…*. Le catalogue constitue ainsi une trace matérielle des échanges internationaux qui entourent le surréalisme à la fin des années vingt. Pour le bibliophile, cette intersection entre art, texte programmatique et imprimé éphémère lui confère un attrait particulier. L’état fragile de l’exemplaire rappelle en outre la vulnérabilité matérielle de ce type de publication.

325 €
RAPPORT DE CONDITION
Étude approfondie
References & Bibliography
Format
Divers
Particularités de l'édition
Exemplaire dégrafé, avec léger manque au plat inférieur ; présence du papillon d’erratum non confirmée.

DÉTAIL DE L’OUVRAGE

La brochure documente l’exposition d’Émilie Delbrouck et de Marcel Defize organisée du 1er au 15 avril 1929 à la Galerie Van Leer, 41 rue de Seine à Paris. En huit pages, elle présente les deux artistes et leurs œuvres, dont deux sont reproduites en planches. André Breton en signe la préface et donne ainsi à la manifestation un cadre explicitement surréaliste. Le fascicule sert à la fois de catalogue de l’exposition et de support au texte critique de Breton. Celui-ci sera ultérieurement repris sous le titre *Exposition X…, Y…*, donnant à cette préface de circonstance une postérité plus large dans les écrits de l’auteur. L’ensemble témoigne des contacts entre artistes belges et avant-garde parisienne en 1929. L’intérêt du document réside principalement dans la rencontre entre une exposition de courte durée et un texte d’une figure centrale du surréalisme.

OUVRAGES ASSOCIÉS
Mathieu : Galerie Veranneman,
  14.1.71 - 6.2.71
Georges Mathieu, Henri Van Lier · Frasnay, Daniel
Mathieu : Galerie Veranneman,
14.1.71 - 6.2.71

Ce catalogue d’exposition bruxellois documente une présentation de Georges Mathieu à la Galerie Veranneman durant l’hiver 1971. C’est une publication brève mais très typée, où l’énergie de l’abstraction calligraphique de Mathieu demeure immédiatement sensible. Le texte d’Henri Van Lier offre un cadre critique qui ne se borne pas à décrire l’œuvre, mais la situe intellectuellement dans la peinture d’après-guerre. La contribution photographique de Daniel Frasnay donne au volume un rythme visuel nerveux et fait de ce catalogue plus qu’un simple imprimé de circonstance. Dans cette alliance entre publication de galerie, texte critique et images réside une grande part de son intérêt bibliophilique. Le dessin original et l’envoi personnel adressé à Madame Goldstein transforment en outre cet exemplaire en pièce singulière. Il tient ainsi à la fois du document d’exposition, du livre d’artiste et du témoignage personnel.

Catalogue
450 €
Ben Vautier — Participations au Festival non art, anti art, la vérité est art, 
comment changer l’art et l’homme… (1–15 juin 1969)
Vautier, Ben
Ben Vautier — Participations au Festival non art, anti art, la vérité est art,
comment changer l’art et l’homme… (1–15 juin 1969)

Ce portfolio Fluxus rare, conçu par Ben Vautier, incarne la dématérialisation de l’art à la fin des années 1960 : l’œuvre *est* un faisceau d’idées, d’instructions et d’attitudes. *Participations…* fait office de catalogue pour une exposition “non matérielle” et, simultanément, de trace logistique d’un festival annoncé comme mondial, du 1er au 15 juin 1969. Au lieu d’objets, le dossier présente des contributions reproduites par simple impression, stencil ou photocopie—une esthétique de l’urgence, de la circulation et de l’intention. Il réunit des figures qui déplacent radicalement les frontières de l’art : de George Maciunas et Robert Filliou à Daniel Buren, Dieter Roth, Wolf Vostell, Joseph Beuys, avec Marcel Duchamp en horizon conceptuel. Les tables des matières volontairement ironiques et les commentaires fantaisistes sur les envois affirment le principe fluxus : le sérieux passe par le jeu. Tirage original numéroté à 502 exemplaires, l’ensemble est un document emblématique du moment où la pratique artistique devient protocole, performance et réseau.

Catalogue
1 000 €
Magritte
Mariën, Marcel · Magritte, René
Magritte

Rare édition bruxelloise de 1943.

Cette monographie sur Magritte n’est pas une monographie ni un catalogue « ordinaire ».
Et cela pour plusieurs raisons.

1) Première monographie reconnue
Il s’agit de la première monographie généralement reconnue consacrée à René Magritte.

Magritte était déjà une figure établie en Belgique et jouissait d’une certaine visibilité internationale après plusieurs expositions, mais c’est la première fois qu’une publication illustrée, entièrement dédiée à son œuvre, paraît, avec une attention particulière portée aux travaux du début des années 1940.

2) Années de guerre et occupation
L’ouvrage paraît en 1943, en pleine guerre et sous l’occupation allemande.

Pour les surréalistes (belges), cela signifiait censure, surveillance et une visibilité publique fortement réduite ; le surréalisme était rangé par les nazis parmi « l’art dégénéré ».

D’où des expositions et éditions rares, souvent semi-clandestines, parfois sous pseudonymes et avec un langage prudemment codé.

On observe même des cas d’ingérence directe (par exemple la fermeture prématurée d’une exposition photographique de Raoul Ubac à Bruxelles en 1941).

Que Marcel Mariën et Magritte aient fait paraître ce livre en pleine occupation témoigne d’audace et d’un véritable geste intellectuel de résistance.

Il est plausible que le tirage de 1 025 exemplaires ait été diffusé par étapes, lentement et principalement localement.

3) Exemplaire d’association : Henri Parisot
Cet exemplaire porte un ample envoi autographe de Magritte à Henri Parisot, figure majeure dans l’orbite du surréalisme français — poète, traducteur et éditeur de Antonin Artaud, Paul Éluard, Benjamin Péret et André Breton.

Parisot fut un passeur essentiel : il introduisit aussi des précurseurs visionnaires comme Novalis et William Blake auprès du public français.

Par ses éditions bibliophiliques et ses revues, il offrit un espace indépendant en marge de l’autorité stricte de Breton et contribua à préserver l’héritage surréaliste tout en le reliant à des traditions plus larges de mystique et d’expérimentation poétique.

4) La datation « 72-X-79231 »
L’envoi est cryptiquement daté : « 72-X-79231 ».

Ce n’est pas une maladresse, mais un jeu surréaliste délibéré avec le temps et l’ordre chronologique — en parfaite adéquation avec la thématique de Magritte (penser à La durée poignardée / Time Transfixed et à ses renversements verbe/image).

Une telle datation poétique et non linéaire rend l’inscription elle-même conceptuelle : l’envoi fait ce que l’œuvre énonce — dérégler le temps.

Le « X » fonctionne comme un pivot dans la séquence numérique ; la formule mime la méthode de Magritte consistant à étranger le quotidien par un léger déplacement des conventions.

Comme paratexte, la date transforme l’envoi en un acte performatif : l’inscription pratique le surréalisme au lieu de simplement le nommer.

Catalogue
3 200 €
Ariane
Ribemont-Dessaignes, Georges
Ariane

Un exemplaire remarquable d’*Ariane*, publié dans la série *Les Cahiers Nouveaux*, accompagné d’un envoi poétique et énigmatique de Ribemont-Dessaignes à Jacques Matarasso.

Ce tirage de tête sur papier Japon a été élégamment relié par Georges Leroux en 1994, dans un style sobre qui prolonge l’esprit dadaïste de l’ouvrage.

Livre
1 100 €
ÉTUDES ET DOSSIERS
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Quand une signature devient provenance

Une signature confirme ; un envoi relie ; un exemplaire d’association raconte une histoire.

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Le sens fragile de « complet »

Dans les descriptions de vente, « complet » paraît souvent rassurant — mais ce terme n’a de sens que lorsqu’il est vérifié à l’aune du colophon, de la justification et de la bibliographie. Pour The Hidden Page, la clarté commence là où s’arrête le langage vague du marché.

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L’avant-garde et le mot illustré

Étude sur la transformation du livre en médium artistique et idéologique au XXe siècle

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