La Danse Futuriste. Danse de l’aviateur – Danse du shrapnell – Danse de la mi...
La Danse Futuriste is one of the key texts of Italian Futurism in its most direct, militant, and performative form. It is a separately issued French manifesto by Filippo Tommaso Marinetti, founder and tireless propagandist of the movement. Rather than a deluxe book, it is a tract, designed for the rapid circulation of ideas and for immediate impact. That modest physical form is precisely what makes it so faithful to Futurist practice, in which print was used as an instrument of artistic intervention. The text transfers the Futurist glorification of speed, violence, and mechanism into the realm of dance, doing so with the aggressive clarity that is so characteristic of Marinetti. As a separate French issue, the pamphlet is bibliographically intriguing, since specialists have catalogued it both as 1917 and as circa 1920. That uncertainty only adds to its interest rather than diminishing its importance. For collectors, this is above all a primary avant-garde document: scarce, fragile, and historically charged.
Quantité
Marinetti, Filippo Tommaso
La Danse Futuriste. Danse de l’aviateur – Danse du shrapnell – Danse de la mitrailleuse. Manifeste futuriste
Milan | Direzione del Movimento Futurista
Manifeste clé, rare et bibliographiquement fascinant, où le futurisme étend sa machinerie de guerre au domaine de la danse.
La Danse Futuriste compte parmi les textes nodaux du futurisme italien dans sa forme la plus directe, militante et performative. Il s’agit d’un manifeste de Filippo Tommaso Marinetti publié séparément en français, ce qui lui confère une importance particulière dans la diffusion internationale du mouvement. Ce n’est pas un livre de luxe, mais un tract, conçu pour la circulation rapide des idées et pour un impact immédiat. Cette matérialité modeste correspond parfaitement à la pratique futuriste, qui faisait de l’imprimé un instrument d’intervention artistique. Le texte transporte dans le domaine de la danse l’exaltation futuriste de la vitesse, de la violence et du mécanisme, avec une netteté provocatrice typique de Marinetti. Comme tiré à part français, la brochure présente un intérêt bibliographique réel, car les spécialistes la datent soit de 1917, soit de ca. 1920. Cette hésitation n’enlève rien à sa portée; elle souligne au contraire la complexité matérielle de la diffusion futuriste. Pour le collectionneur, on a ici un document primaire d’avant-garde, rare, fragile et historiquement central.
700 €
RAPPORT DE CONDITION
Étude approfondie
References & Bibliography
Format
Divers
Particularités de l'édition
Tiré à part français; daté bibliographiquement de 1917, ca. 1917 ou [1920].
Papier
papier ordinaire
Inscription
No inscription
DÉTAIL DE L’OUVRAGE
Dans ce manifeste, Marinetti examine comment la danse pourrait devenir un art moderne et futuriste. Le texte part de l’idée que la danse traditionnelle est désormais dépassée et ne correspond plus au rythme du monde moderne. Il évoque ensuite plusieurs modèles existants, notamment le tango, Isadora Duncan et Loïe Fuller, afin de préciser ce qu’il rejette ou ce qu’il admet partiellement. Il énonce ensuite les qualités de la danse futuriste, qu’il veut inharmonieuse, asymétrique, dynamique et affranchie de la grâce académique. Le centre du tract est constitué par trois propositions concrètes: la danse de l’aviateur, la danse du shrapnell et la danse de la mitrailleuse. Chacune transpose une machine de guerre ou un mécanisme moderne en mouvement humain, en rythme et en expression scénique. Le texte s’inscrit pleinement dans la logique culturelle de la Première Guerre mondiale et dans le désir futuriste de faire coïncider art et technique. Le ton est polémique, programmatique et résolument performatif.

Collectif, Collège de ’Pataphysique
Viridis Candela. Subsidia Pataphysica — Cahiers du Collège de ’Pataphysique, 3e & nouvelle série, n° 0–27/28
Viridis Candela. Subsidia Pataphysica est une suite complète de la troisième et nouvelle série des Cahiers du Collège de ’Pataphysique, publiée entre 93 et 102 E.P., soit 1965–1975. La série constitue l’une des colonnes documentaires de l’activité tardive du Collège: elle conserve textes, dossiers, commentaires, suppléments et signaux internes d’un monde où littérature, science fictive et parodie institutionnelle coïncident. Comme série n° 0–27/28, il ne s’agit pas d’un livre unique, mais d’une constellation pataphysique continue. Le numéro-index n° 27/28 est particulièrement important, car il contient l’index des Cahiers, Dossiers et Subsidia. La suite fonctionne ainsi à la fois comme publication et comme clé d’accès à un corpus plus vaste. Pour The Hidden Page, c’est un objet essentiel: non par le luxe ou la signature, mais par la complétude, la cohérence interne et le poids documentaire. Les fascicules étroits brochés montrent l’avant-garde comme archive, rite et réseau imprimé.
Revue
710 €

Sarane Alexandrian · Bédouin, Jean-Louis · Victor Brauner · Breton, André · Roger Brielle · Jorge Cáceres · Charles Duits · Gracq, Julien · Maurice Heine · Hérold, Jacques · Véra Hérold · Jouffroy, Alain · Henri Pastoureau · PERET, Benjamin · Gaston Puel · Stanislas Rodanski · Francis Bouvet · Enrico Donati e.a. · Henry, Maurice · Miguel Hernández · Marcel Jean · Jindřich Štyrský · Lucienne Thalheimer · Toyen
N.E.O.N. (Revue surréaliste). N’être rien, Être tout, Ouvrir l’être, Néant, Oubli, Être. N° 3, mai 1948
*N.E.O.N.* compte parmi les revues surréalistes les plus singulières de l’immédiat après-guerre et se présente comme une grande feuille de quatre pages plutôt que comme une publication conventionnellement reliée. Ce troisième numéro parut à Paris en mai 1948 sous la responsabilité de Sarane Alexandrian, Jindřich Heisler, Véra Hérold, Stanislas Rodanski et Claude Tarnaud. Son titre constitue déjà tout un programme poétique : N’être rien, Être tout, Ouvrir l’être, puis, en sens inverse, Néant, Oubli, Être. Poèmes, polémiques, notes bibliographiques et images s’entrelacent dans une mise en page mobile, proche du collage. La conception graphique de Heisler rend le texte indissociable de la page, tandis que la diversité des collaborateurs relie la jeune génération d’après-guerre à Breton, Péret, Brauner, Toyen ou Gracq. Cet exemplaire appartient au rare tirage sur papier bleu, dont les altérations rendent perceptible l’histoire matérielle. Pour le bibliophile, il constitue à la fois un témoignage du renouveau surréaliste après 1945 et un objet graphique d’une extrême fragilité.
Revue
320 €

Collective · Jindřich Heisler
N.E.O.N. — N’être rien, Être tout, Ouvrir l’être, Néant, Oubli, Être
*N.E.O.N.* compte parmi les revues surréalistes les plus rares et les plus singulières sur le plan graphique du Paris de l’après-guerre. Son titre forme un acronyme poétique : N’être rien, Être tout, Ouvrir l’être, Néant, Oubli, Être. La rédaction réunissait Sarane Alexandrian, Jindřich Heisler, Véra Hérold, Stanislas Rodanski et Claude Tarnaud. Le surréaliste tchèque Heisler détermina en grande partie l’identité visuelle remarquable de la publication. Textes, photographies, dessins, fac-similés manuscrits et typographie se fondent dans un ensemble proche du collage. Le grand format journal fait du dépliage de chaque numéro une partie essentielle de la lecture. Cet ensemble réunit quatre des cinq seuls numéros publiés et constitue donc une suite exceptionnellement importante de cette revue éphémère.
Revue
520 €

Breton, André · Reverdy, Pierre · Éluard, Paul · Aragon, Louis · Desnos, Robert · PERET, Benjamin · Man Ray · Picasso, Pablo · Ernst, Max · Giorgio de Chirico
La Révolution surréaliste, n° 1, 1er décembre 1924
Ce numéro inaugural de La Révolution surréaliste appartient à l’un des moments fondateurs les plus chargés de l’avant-garde européenne. Il paraît peu après le premier Manifeste du surréalisme de Breton et donne d’emblée au nouveau mouvement une voix à la fois polémique, expérimentale et collective. Loin d’un livre de luxe, il se présente comme un document de travail fragile mais explosif, où essais, récits de rêve, enquêtes et interventions visuelles se croisent. Les noms réunis ici — Breton, Aragon, Éluard, Desnos, Péret, Reverdy et d’autres — dessinent la constellation initiale du surréalisme en train de se constituer. La présence d’images et de reproductions liées à Man Ray, Picasso ou Giorgio de Chirico montre aussi combien texte et image dialoguent dès l’origine. Pour le bibliophile, ce premier numéro dépasse de loin le simple périodique: c’est un document-source, où le programme, l’expérience et la formation du groupe demeurent perceptibles à l’état naissant. Cet exemplaire est d’état nettement inférieur à la moyenne, mais cette fragilité renforce aussi son caractère de survivance authentique. Il demeure un objet précaire, essentiel et intensément historique des premières heures du surréalisme.










